L’ ordonnance no 2010-49 du 13 janvier 2010 relative à la biologie
médicale a suscité la création d’un collectif de plusieurs milliers de
« biologistes en colère ».Ce collectif sollicite, via une pétition,
l’appui des usagers, pour amener le Parlement, à l’automne, à revenir
sur « cette réforme officiellement présentée comme une solution miracle
pour améliorer le service des laboratoires d' analyses médicales ».
sur place la majorité des analyses et, en cas d'urgence, peut débrouiller
la situation et vous éviter le passage à l'hôpital.
Après la réforme: soit le laboratoire ferme totalement et le patient
doit aller "ailleurs", soit le laboratoire est complètement vidé de son
personnel technique ef devient uniquement un centre de prélèvement,
appelé pudiquement "site" !
La position du collectif est en substance la suivante :
Aux contraintes techniques d’équipements et de procédures de
fonctionnement, s' ajoutent des baisses tarifaires importantes et répétées,
décidées par la CNAM afin de réduire les remboursements, sous prétexte
que cette réforme permet un gain de productivité!
Les « petits » laboratoires de proximité ne pouvant faire face
financièrement aux nouvelles obligations de cette réforme, devront se faire
racheter. Déjà, des discours alarmistes visent à susciter le découragement
et à les amener à céder leur outil de travail
La disparition et la dégradation de ce tissu de service médical
de proximité, au profit de regroupements géographiques et financiers,
aura un impact négatif important sur les emplois spécialisés
( techniciens de laboratoires, aide-laboratoires, secrétaires médicales, …
Une conséquence majeure pour l’accès aux soins des usagers :
Les infirmières n'auront plus le droit d'effectuer
des prélèvements de sang dans le cadre de
leur tournée auprès des patients.