: « Territoires ruraux Territoires d’avenir » Synthèse et recommandations
du rapport d’information n° 4301 présenté le 2 février 2012
au Comité d’évaluation et de contrôle des politiques publiques (CEC)
– Assurer les conditions d’une offre de santé équilibrée
sur l’ensemble du territoire (hôpitaux, médecins et professions
paramédicales), dans le contexte d’une évolution démographique
défavorable des praticiens dans les zones rurales ; considérer
que les agences régionales de santé (ARS), chargées de l’organisation
de l’offre de soins en fonction des besoins de la population,
ont une responsabilité particulière en la matière et doivent
en rendre compte au Parlement.
– Favoriser la mise en réseau de tous les acteurs de santé sur chaque
territoire ; prévoir pour ce faire une animation par un ou des élus permettant
d’intégrer un volet santé dans chaque projet de territoire, en utilisant tous les
outils disponibles ; soutenir les actions favorisant l’exercice regroupé des
professionnels de santé, par exemple les maisons de santé pluriprofessionnelles,
afin notamment de répondre à l’isolement des médecins de campagne.
– Établir dans les projets de santé de territoire un lien nécessaire avec les
services médico-sociaux ou sociaux (structures d’accueil de personnes
âgées médicalisées ou non, services aidant au maintien à domicile
et autres services à la personne…).
- Conclure des contrats locaux de santé (CLS) dans l’ensemble du
territoire national avant la fin de l’année 2015.
Essayons de tenir jusqu'en 2015 !
Que devient le meilleur système de santé du monde ? Mettre l'usager au centre du "système" ? OUI et COMMENT ON FAIT ?
lundi 27 février 2012
lundi 13 février 2012
Comment s'entêter sur des mesures inefficaces
La gazette.fr du 7 février 2012
Selon des bilans chiffrés concordants, les incitations financières ne font pas
recette pour lutter contre les déserts médicaux.Mais les candidats
à la présidentielle ne veulent pas emprunter la voie de la coercition.
Les dispositifs financés par l’Etat
Dans les zones franches urbaines (ZFU), les médecins peuvent bénéficierd’exonérations fiscales et sociales et, dans les zones de revitalisation rurale (ZRR),
d’une exonération totale de l’impôt sur le revenu pendant les 5 premières années,
puis dégressive ensuite (loi du 23 février 2005).
Les dispositifs financés par la Sécurité sociale
L’avenant n° 20 à la convention médicale de 2005, a institué
une majoration de 20 % de la rémunération des médecins généralistes
libéraux exerçant en groupe dans les zones déficitaires.
Un premier bilan met en évidence un effet d’aubaine et un coût élevé
pour l’assurance-maladie : 20 millions d’euros pour 773 bénéficiaires
en 2010, mais avec un apport net d’environ 50 médecins seulement
dans les zones déficitaires depuis 2007.
Les dispositifs financés par les collectivités
La loi du 23 février 2005 a prévu que les collectivités territoriales peuvent
attribuer, dans les zones déficitaires, des aides à l’installation ou au maintien
des médecins ainsi que des aides aux étudiants de médecine....
avec pour conséquence le risque de redondance et de concurrence
entre territoires, en l’absence de coordination nationale, pour attirer
de jeunes internes ou des médecins »,
Le contrat d’engagement de service public à durée déterminée
en faveur des étudiants en médecine qui s’engagent, en contrepartie d’une allocation de 1 200 euros par mois, à exercer dans une zone déficitaire autant de temps qu’il l’auront perçue.
Sur 400 contrats proposés pour 2010 et pour 2011, seuls 146 et 195 ont été signés.
Les candidats à la présidentielle , courageux mais pas téméraires
jeudi 29 décembre 2011
En 2012 , avez- vous quelque chose à dire aux candidats sur le système de santé?
Longtemps le système de santé français a été cité en exemple.
Il y a seulement dix ans, l’Organisation mondiale de la santé le plaçait
au premier rang mondial !Aujourd’hui, ce système de santé est en danger….
Triple zéro pour la lutte contre les dépassements d’honoraires
La traversée du désert… médical pour des millions d’usagers
L’Assurance maladie doit être financée ou ne sera plus
Autant de raisons pour que l’accès aux soins, absent de la présidentielle
en 2007, soit à l’ordre du jour en 2012 !
Sur www.quellesanteapres2012.org un état des lieux des principaux
enjeux de notre système de santé selon ses usagers, c’est-à-dire
de ses bénéficiaires et contributeurs. Il s’agit d’apporter un éclairage
sur des interrogations essentielles autour des dépassements d’honoraires,
des déserts médicaux et du financement solidaire et pérenne
des déserts médicaux et du financement solidaire et pérenne
de l’Assurance maladie.
Pour aborder l’organisation du système de soins, et la nécessité
d’y accroître la dimension démocratique dans la prise de décision.Christian Saout
Président du CISS Collectif Interassociatif Sur la Santé vous invite à :
-Parcourir ce site où vous pourrez retrouver, partager, commenter
des points-de-vue associatifs, des avis d’experts, des propositions de candidats…
(format pdf).
mercredi 28 décembre 2011
Inadéquations hospitalières en France
La question des inadéquations hospitalières est soulevée à intervalles réguliers,
en France comme dans les autres pays,
Jusqu’alors, il n’existait pas d’étude statistiquement représentative
permettant de décrire complètement le phénomène en France et
les raisons de ces admissions ou séjours inadéquats.
C’est dans cette double optique que la Direction générale de l’offre
de soins (DGOS) du ministère de la Santé a lancé, avec le soutien
méthodologique de la Direction de la recherche, des études,
de l’évaluation et des statistiques (DREES) et de l’Agence technique de
l’information sur l’hospitalisation (ATIH), une étude nationale
sur les inadéquations hospitalières.
Outre son intérêt propre, cette étude illustre assez bien la possibilité
de progrès notables de notre système de santé : amélioration de la
qualité des soins et , en même temps meilleure utilisation des ressources :
professionnels et équipements hospitaliers .
Deux groupes de facteurs explicatifs :
Des « freins » à la sortie des établissements:
- inexistence, insuffisance, indisponibilité des structures d’aval adaptées
(soins de suite et de réadaptation [SSR], hospitalisation à domicile [HAD],
maisons de retraite, soins à domicile) ;
- mauvaise gestion de la sortie du patient (absence de prévision,
d’organisation précoce de la sortie, etc.) ;
-problèmes d’organisation interne dans les établissements (attentes d’examens,
de résultats, retards dans les prises de décisions, etc.).
Et des admissions inadéquates du fait de coordinations défaillantes
dans l’orientation des patients
- permanence des soins en ville et interface ville/hôpital
- régulation des flux aux urgences
L e simple énoncé de ces causes confirme une observation générale
sur les actions permettant d’améliorer l’efficience globale du système
de santé ou bien d’un de ses acteurs-clés (l’établissement de soins),.
Seul un ensemble d’actions concomitantes, impliquant des acteurs
multiples, permettra de promouvoir une évolution structurelle.
samedi 17 décembre 2011
Limiter l’accès aux urgences, y penser « en se rasant »?
Selon Décision santé Newsletter N°124 du 15 décembre 2011
"Les pouvoirs publics par l’intermédiaire des agences régionales de santé
préconisent désormais des restrictions d’accès, selon Samu Urgences de France
"Les pouvoirs publics par l’intermédiaire des agences régionales de santé
préconisent désormais des restrictions d’accès, selon Samu Urgences de France
(SUdF) et l’Association des médecins urgentistes de France (Amuf). ).
Sont visés les patients correspondant aux deux premiers niveaux de gravité
et de charges en soins de la Classification clinique des malades aux urgences
CCMU1 ou CCMU2."
...Selon Marc Giroud président de SUdF, désengorger ainsi les urgences
reviendrait « au mieux à une très faible réduction de la charge des services
des urgences, car la diminution du flux porterait sur des patients relativement
légers qui ne sont pas les plus consommateurs de temps et qui peuvent être pris
reviendrait « au mieux à une très faible réduction de la charge des services
des urgences, car la diminution du flux porterait sur des patients relativement
légers qui ne sont pas les plus consommateurs de temps et qui peuvent être pris
en charge en seconde priorité derrière les cas les plus lourds ".
Peux-t-on imaginer que cette idée de "barrière à l'entrée" soit mise de côté
pour une réflexion positive sur l' accueil des arrivées spontanées aux urgences:
Au moins les deux tiers non seulement ne justifient pas la mise en oeuvre
d'une organisation adaptée à de véritables urgences. Trouver une meilleure réponse
à ces premiers niveaux de gravité qui , passeront en nième priorité ...
en attendant dans un couloir!
à ces premiers niveaux de gravité qui , passeront en nième priorité ...
en attendant dans un couloir!
Il faudrait pour cela que les nombreux rapports nationaux et les multiples
comités régionaux censés décliner les solutions réglementées dans le
contexte territorial passent des "propositions" à l'action!
mardi 13 décembre 2011
Si le médecin ne répond pas, appelez le vétérinaire.
"Françoise Tenenbaum, adjointe au maire de Dijon à la santé,
propose de faire appel aux vétérinaires pour faire face à la pénurie
des médecins dans les déserts médicaux.
« Je me suis rendu compte qu’il y avait des vrais médecins
dans les territoires, ce sont les vétérinaires, qui peuvent
intervenir en urgence, déclare l’élue socialiste.
Je pense qu’il y a un champ de travail, mais il faudrait définir une
passerelle de formation et cadrer la mission de ces vétérinaires.
Surtout, ce ne serait pas à la place du médecin mais en l’attendant ».
Cette proposition est jugée « irréaliste et dangereuse » par l’Ordre des
vétérinaires de Bourgogne et prise avec humour par l’Ordre des
médecins de Côte-d’Or.
« C’est un pavé dans la mare et ça fait bouger les canards.
On en retiendra les bonnes intentions », ironise son président
le Dr Jean-Pierre Mouraux. « Ce n’est absolument pas pensable »,
indique pour sa part Monique Cavalier, directrice de l’Agence régionale
de santé (ARS) de Bourgogne.
AVIS aux AMATEURS
lundi 12 décembre 2011
La plupart des projets d'investissements des hôpitaux reportés
La gazette Santé Social .fr du 8/12/2011
La plupart des projets d'investissement des hôpitaux, notamment
les chantiers de construction et de rénovation, vont être "reportés"
suite au gel des aides publiques, a indiqué Frédéric Valletoux,
Président de la Fédération Hospitalière de France (FHF)
(les Echos le 5 /12/2011).
...
"Les projets qui viennent d'être gelés sont, a priori, ceux pour lesquels
les aides financières n'avaient pas fait l'objet de notifications",
explique président de la FHF . "Les chantiers qui ont démarré
ne devraient pas être affectés. Pour tous les autres, et jusqu'à nouvel ordre,
l'Etat n'abondera pas les futurs investissements".
"Cela signifie, dans la situation financière actuelle où presque aucune
opération d'envergure ne peut se faire sans le soutien financier de l'Etat,
que la plupart des projets seront reportés sine die".
...
Pour le président de la FHF, la situation financière des établissements est
en effet difficile en raison de la réticence des banques à accorder des prêts.
"Les hôpitaux empruntent entre 2 et 3 milliards d'euros par an.
Et leur situation financière est plus fragile : en cinq ans, leur dette
est passée de 10 à 24 milliards".
Un chapitre à écrire : Notation (financière ) des hôpitaux et Santé Publique
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