En France, dans le code de la santé publique, les professionnels
de santé sont classés en trois grandes catégories : les professions
médicales (médecins, sages-femmes et chirurgiens-dentistes),
les professions pharmaceutiques (pharmaciens et préparateurs)
et les auxiliaires médicaux
Si les coopérations « incontournables » entre professionnels de santé
ne sont pas dans la culture des professionnels, c’est dans une large mesure
parce que l’autorisation de réaliser certains actes est donnée de façon
restrictive , liée à la possession de diplômes particuliers déterminés par la loi
Depuis 2004, la Haute Autorité de Santé a piloté un certain nombre
d’expérimentations en collaboration avec l’ Observatoire National
de la Démographie des Protections de Santé . Les méthodes et les
conclusions de ces expérimentations sont disponibles sur le site de la H A S
Le rapport HUBERT 3.1. estime que « Le nombre d’expérimentations
conduites en application de la loi de 2004 est réduit » et que
"La loi HPST a tiré leçon de la faiblesse du nombre d’initiatives et
a ouvert la voie aux évolutions structurelles en sortant du caractère
expérimental inscrit dans la loi de 2004.
Cette loi met en place un système de dérogation des conditions
légales d’exercice de leur profession qui autorise les professionnels
de santé à s’engager dans une démarche de coopération dont l’objet
est d’opérer entre eux des transferts de tâches ou d’actes de soins. »
Ces dérogations doivent avoir l’accord de l’Agence Régionale de Santé
.